Pourquoi débarquer en Normandie?

Pourquoi débarquer en Normandie?
Dès 1942, les Alliés ont engagé une vaste réflexion pour déterminer le lieu où, le jour venu, ils tenteront de débarquer sur les côtes européennes. Toutes les hypothèses ont été envisagées, des fjords de la Norvège au golfe de Gascogne, en passant par la Bretagne. Bien vite, cependant, le choix s'est circonscrit entre le Pas-de-Calais et la baie de Seine.

Le Pas-de-Calais offre, en apparence, la solution la plus séduisante : une traversée de la Manche exceptionnellement courte ; d'où une couverture aérienne optimale pour les Alliés et une rotation rapide des navires de ravitaillement. C'est de surcroît, le chemin le plus rapide vers le c½ur du Reich, objectif essentiel de l'opération Overlord. Mais les Allemands connaissent ces données aussi bien que leurs adversaires. Ils sont donc persuadés que l'assaut aura lieu dans le Pas-de-Calais. En conséquence, les fortifications du Mur de l'Atlantique sont, ici, beaucoup plus redoutables qu'ailleurs, avec d'énormes batteries d'artillerie côtière. De plus, le haut état-major a placé là ses meilleures troupes : la redoutable XVe armée du général von Salmuth, disposée sur une double ligne de défense bien difficile à percer

# Enviado el jueves 16 de junio de 2005 10:07

Modificado el jueves 16 de junio de 2005 12:09

Pourquoi débarquer le 6 juin?

Pourquoi débarquer le 6 juin?
La vitesse du courant de la marée descendante en Manche est si rapide trois heures après la marée haute, que les barges de débarquement n'auraient pas le temps de laisser descendre tous les soldats et de repartir ensuite vers le large, sans risquer de se retrouver en cale sèche sur le sable des plages normandes. A marée basse, les bateaux devraient déposer les hommes si loin du haut des plages, qu'ils seraient exposés trop longtemps aux tirs ennemis, et la marée haute pourrait noyer ceux qui resteraient trop en arrière.Un débarquement à marée haute a plusieurs avantages mais, à ce moment là, les obstacles placés sur les plages sont invisibles, donc dangereux. Une grabde marée de printemps serait préférable à une morte-eau. Un compromis est trouvé. Le débarquement sur les plages normandes devra avoir lieu trois heures avant la marée haute et une heure après les premières lueurs de l'aube. Les troupes aéroportées, parachutées de nuit avant l'Heure H du Jour J,veulent un clair de lune.La première date du Jour J choisie dès janvier, est le 2 mai, mais une tolérance est donnée jusqu'au 5 juin, pour obtenir les meilleures conditions. A cause de la direction du courant de la marée montante, l'heure de l'assaut doit être de différée de trente minutes entre les deux plages choisies pour le secteur U.S., qui portent les noms de codes: Utah Beach et Omaha Beach sui sera appelée plus tard "Omaha la sanglante" (la première est plus au nord que l'autre).L'opération Neptune est le nom de code du transport des forces Alliées d'Angleterre vers la France, et Overlord celui du débarquement sur les plages de Normandie.Overlord c'est: sept navires de ligne, près de 4.000 LCT (Landing Craft Thank, chaland de débarquement destiné à porter 3 thanks de 50t. Rayon d'action 700 miles), vingt-trois croiseurs, 148 destroyers et des milliers d'avions.

# Enviado el jueves 16 de junio de 2005 11:18

Modificado el jueves 16 de junio de 2005 12:08

Résumé du Jour J

Pendant la nuit du 5 au 6 juin 1944...
Les objectifs

Les objectifs de la journée étaient ambitieux : la 1ère Division devait s'emparer des villages de Vierville, St-Laurent et Colleville, couper la route nationale Bayeux-Isigny et sur l'ouest faire la jonction avec les Rangers montés à l'assaut de la Pointe du Hoc ; le 16ème Régiment devait partir en direction de Port-en-Bessin pour faire la jonction avec les troupes britanniques débarquées à Gold.

L'assaut

Dès le début de l'assaut à 6 heures 30, tout se passa fort mal. La mer était démontée et les tanks DD (Sherman amphibies) lâchés beaucoup trop loin de la plage coulèrent les uns après les autres. Sur 29 tanks DD lâchés, seuls 2 arrivèrent sur la plage.

De plus, à cause du mauvais temps, des forts courants et de la réaction allemande qui surpris tout le monde, la quasi totalité des effectifs de la première vague d'assaut fut débarquée en dehors des zones prévues. Tout le monde se retrouva échoué sur la plage, pêle-mêle, toutes unités confondues, ne cherchant qu'à se protéger du déluge de feu venant des points d'appuis allemands.

Enfin, le génie perdit également la majeure partie de son matériel qui lui était nécessaire pour faire des brèches dans les murs, les réseaux de barbellés. Les barges de débarquement furent coulées par l'artillerie allemande.

Rien ne va plus
Les renforts qui débarquaient sans cesse s'entassaient sur la bande de sable qui s'amenuisait au fur et à mesure que la marée montait. Cela conduisit à un incroyable capharnaüm d'hommes et de matériels, toujours dûment mitraillés et bombardés par les forces allemandes.

Au fur et à mesure du temps qui passait, les pertes devenaient de plus en plus lourdes. Les corps flottaient sur la mer et de nombreux GI's blessés se noyèrent, entraînés au fond par le poid de leur matériel.

Tout allait si mal que les soldats refusaient de suivre les ordres des officiers qui leur enjoignaient de partir à l'assaut ! Les hommes restaient réfugiés derrière les carcasses de véhicules détruits ou à l'abri derrière le mur longeant la plage.

A 8 heures 30, tout débarquement de renfort humain et matériel cessa. Le commandement hésita même à faire réembarquer les unités et diriger le gros de l'effort sur Utah Beach où les nouvelles étaient rassurantes.

La situation se rétabli
Néanmoins, devant le massacre, de petits groupes réagirent et partirent à l'assaut des premiers points d'appui. Ces pionniers entraînèrent de plus en plus de monde et petit à petit, les troupes attaquèrent les positions allemandes, aidées par les bombardement des destroyers dont certains raclèrent le fond à plusieurs reprises car ils tentaient de se rapprocher au maximum de la côte pour pouvoir soutenir au mieux les troupes débarquées.

Finalement, vers midi, les tirs des allemands commencèrent à diminuer au fur et à mesure que leurs positions étaient enlevées. Ainsi, une par une, les sorties de la plage furent ouvertes.

Le bilan de la journée
Le débarquement de renforts pu reprendre dès que la plage pu être organisée. A ce moment, les troupes d'assaut tenaient Vierville, St-Laurent et Colleville. Une mince bande de terrain était tenue, mais celle-ci était suffisante pour recevoir de nouveaux soldats et chars d'assauts. A la fin de la journée, 34'000 hommes avaient débarqué.

On était loin des objectifs initiaux. Aucune jonction n'avait pu être faite, ni avec les Rangers de la Pointe du Hoc, ni avec les britanniques de Gold. La route nationale n'avait pas pu être atteinte également

Néanmoins, les pertes infligées à la 352ème Division d'Infanterie allemande atteignaient 20%, soit 1'200 hommes hors de combat. Et celle-ci ne pouvait pas compter sur des renforts.

# Enviado el jueves 16 de junio de 2005 11:20

Modificado el jueves 16 de junio de 2005 12:08

Omaha la Sanglante

Omaha la Sanglante
S'il est un endroit où le Débarquement a failli échouer, c'est bien sur la plage d'Omaha Beach.
Débarquant à 6h30, les premières vagues, accueillies par un feu nourrit, sont clouées sur la plage. Les bombardements aériens de la nuit, comme les tirs déclenchés par l'artillerie de marine avant l'assaut, se sont révélés fort peu efficaces.

Les défenses allemandes, pratiquement intactes, prennent la plage en enfilade et sèment la mort dans les rangs des assaillants. Les chars amphibies ont presque tous sombré avant d'atteindre la côte, privant ainsi les fantassins d'un indispensable appui d'artillerie.
Au fil des heures, la situation ne cesse d'empirer. La plage, de plus en plus réduite du fait de la marée montante, s'encombre de cadavres roulés par les flots, d'innombrables blessés et de carcasses fumantes d'engins détruits par les obus. Les péniches apportant les renforts s'empalent ou sautent sur les obstacles que les hommes du génie, décimés par les pertes, n'ont pas réussi à dégager à temps.

# Enviado el jueves 16 de junio de 2005 11:46

Résumé du Jour J

Résumé du Jour J
Les objectifs

Les objectifs de la journée étaient ambitieux : la 1ère Division devait s'emparer des villages de Vierville, St-Laurent et Colleville, couper la route nationale Bayeux-Isigny et sur l'ouest faire la jonction avec les Rangers montés à l'assaut de la Pointe du Hoc ; le 16ème Régiment devait partir en direction de Port-en-Bessin pour faire la jonction avec les troupes britanniques débarquées à Gold.

L'assaut

Dès le début de l'assaut à 6 heures 30, tout se passa fort mal. La mer était démontée et les tanks DD (Sherman amphibies) lâchés beaucoup trop loin de la plage coulèrent les uns après les autres. Sur 29 tanks DD lâchés, seuls 2 arrivèrent sur la plage.

De plus, à cause du mauvais temps, des forts courants et de la réaction allemande qui surpris tout le monde, la quasi totalité des effectifs de la première vague d'assaut fut débarquée en dehors des zones prévues. Tout le monde se retrouva échoué sur la plage, pêle-mêle, toutes unités confondues, ne cherchant qu'à se protéger du déluge de feu venant des points d'appuis allemands.

Enfin, le génie perdit également la majeure partie de son matériel qui lui était nécessaire pour faire des brèches dans les murs, les réseaux de barbellés. Les barges de débarquement furent coulées par l'artillerie allemande.

Rien ne va plus
Les renforts qui débarquaient sans cesse s'entassaient sur la bande de sable qui s'amenuisait au fur et à mesure que la marée montait. Cela conduisit à un incroyable capharnaüm d'hommes et de matériels, toujours dûment mitraillés et bombardés par les forces allemandes.

Au fur et à mesure du temps qui passait, les pertes devenaient de plus en plus lourdes. Les corps flottaient sur la mer et de nombreux GI's blessés se noyèrent, entraînés au fond par le poid de leur matériel.

Tout allait si mal que les soldats refusaient de suivre les ordres des officiers qui leur enjoignaient de partir à l'assaut ! Les hommes restaient réfugiés derrière les carcasses de véhicules détruits ou à l'abri derrière le mur longeant la plage.

A 8 heures 30, tout débarquement de renfort humain et matériel cessa. Le commandement hésita même à faire réembarquer les unités et diriger le gros de l'effort sur Utah Beach où les nouvelles étaient rassurantes.

La situation se rétabli
Néanmoins, devant le massacre, de petits groupes réagirent et partirent à l'assaut des premiers points d'appui. Ces pionniers entraînèrent de plus en plus de monde et petit à petit, les troupes attaquèrent les positions allemandes, aidées par les bombardement des destroyers dont certains raclèrent le fond à plusieurs reprises car ils tentaient de se rapprocher au maximum de la côte pour pouvoir soutenir au mieux les troupes débarquées.

Finalement, vers midi, les tirs des allemands commencèrent à diminuer au fur et à mesure que leurs positions étaient enlevées. Ainsi, une par une, les sorties de la plage furent ouvertes.

Le bilan de la journée
Le débarquement de renforts pu reprendre dès que la plage pu être organisée. A ce moment, les troupes d'assaut tenaient Vierville, St-Laurent et Colleville. Une mince bande de terrain était tenue, mais celle-ci était suffisante pour recevoir de nouveaux soldats et chars d'assauts. A la fin de la journée, 34'000 hommes avaient débarqué.

On était loin des objectifs initiaux. Aucune jonction n'avait pu être faite, ni avec les Rangers de la Pointe du Hoc, ni avec les britanniques de Gold. La route nationale n'avait pas pu être atteinte également

Néanmoins, les pertes infligées à la 352ème Division d'Infanterie allemande atteignaient 20%, soit 1'200 hommes hors de combat. Et celle-ci ne pouvait pas compter sur des renforts.

# Enviado el jueves 16 de junio de 2005 11:56

Modificado el jueves 16 de junio de 2005 12:08